Romain Rolland,
Le Théâtre de la Révolution
“ LES INVALIDES, massés auprès du pont-levis, regardent par les meurtrières, et crient : Ne tirez pas ! ne tirez pas ! Au dehors, des voix crient aussi : « Ne tirez pas ! » Un murmure : « La capitulation ! La capitulation ! » gagne de proche en proche. Des voix indistinctes discutent. — Puis, après un instant, le silence se fait. LES INVALIDES, regardant. Hoche et Hulin courent devant le peuple et abaissent les fusils... Ils comprennent. Ils s’arrêtent... Ils viennent près du fossé. BÉQUART, penché de tout son corps sur le mur, tend la capitulation au bout de sa pique, par-dessus le fossé. ”
