A. Mézières

Résumé

A. Mézières Revue des Deux Mondes

Presque seul Mirabeau résiste à la lecture, parce qu’il nous apprend toujours quelque chose, parce qu’il connaît à fond et en général de première main les questions qu’il traite. Son instruction si étendue n’a pas d’ailleurs le caractère d’une encyclopédie théorique ; il s’y mêle un grand fonds d’expérience et d’observation pratique. Personne ne s’enferme moins que lui dans des formules spéculatives. Il a trop vécu au milieu de ses semblables, il a trop éprouvé les vicissitudes de la vie pour ne pas se plier aux circonstances.
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A. Mézières Revue des Deux Mondes

Chaque citoyen a des droits dont la majorité elle-même ne peut le priver que par un abus de la force. Ces droits que l’assemblée eut l’honneur de proclamer la première, et qui sont devenus indestructibles, s’appellent l’égalité devant la loi, la liberté de la personne, la liberté de conscience, la liberté du culte, la liberté de la presse, la souveraineté nationale, la séparation des pouvoirs.
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A. Mézières Revue des Deux Mondes

Le talent a une puissance qui s’impose aux hommes assemblés. Mirabeau y joignait le don de la séduction, un esprit aisé et charmant, une grâce naturelle qui l’avait souvent rendu irrésistible auprès de ceux dont il voulait conquérir les suffrages. Personne, d’ailleurs, n’était mieux préparé que lui à jouer un rôle politique. Comment n’eût-on pas été frappé de l’étendue et de la variété de ses connaissances ? Non-seulement aucun de ses collègues, mais aucun homme de sa génération n’avait accompli un travail comparable au sien.
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