Résumé

Portrait de Louis Viardot Louis Viardot Études sur l'histoire des institutions… (1835)

Il faut que la pensée y soit toujours simple et claire, l'expression naturelle, le rhythhme léger, le vers rapide. La letrilla est tout-à-fait dans le génie de la langue, aussi badine que pompeuse, et dans le goût du pays, où la gravité d'étiquette n'exclut point la gaîté d'humeur. Une foule de poètes, depuis l'arche prêtre de Hita et le marquis dé Santillane, ont cultivé ce genre populaire ; plusieurs y ont excellé. A leur tête, il faut placer Gongora et Quévédo, le premier surtout, qu'aucun ne surpasse en grâce et en vivacité.
Source : Gallica

Portrait de Louis Viardot Louis Viardot Études sur l'histoire des institutions… (1835)

On a vu le théâtre , ou du moins la comédie, naître en Espagne aussi tôt qu'en aucun autre pays de l'Europe, sans imitation étrangère , par la force des moeurs , et comme un fruit indigène. Il n'en est pas ainsi de la tragédie proprement dite, qui, au contraire, y fut en quelque sorte importée comme une plante exotique. On croit que le premier essai en est dû au poète Boscan , le même qui a mérité, dans son pays, le nom de père de la poésie, pour avoir substitué au pesant monorime des Arabes les rhythmes élégans et variés des Italiens.
Source : Gallica

Portrait de Louis Viardot Louis Viardot Études sur l'histoire des institutions… (1835)

Nous ne sommes plus au temps où l'espagnol était la langue des cours, la langue de la politique, de la littérature et du bon ton ; le français l'a détrôné. En revanche, il est facile à chacun de s'imaginer qu'il lit le Don Quichotte, le trouvant transporté dans son propre idiome. Si aucun livre ne compte autant de lecteurs que celui-là, aucun non plus ne compte autant de traducteurs. Il en a trouvé en Hollande, en Suède et en Danemarck. En Allemagne, ce sont des hommes comme Tiek et Soltau qui ont fait passer dans l'idiome vulgaire l'oeuvre de Cervantes.
Source : Gallica

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