Résumé

Antoine de Latour Espagne, traditions, moeurs et littérature… (1869)

Le penseur, l'écrivain, avaient comme des bonds dont on pouvait s'effrayer un peu. Ici, rien de pareil, et la censure ecclésiastique, loyalement invoquée, ôte toute crainte au lecteur. Il peut sans scrupule se laisser charmer, attendrir, entraîner. Que d'observations ingénieuses ou profondes, que de pages délicieuses, que de traits heureux, que d'expressions hardies avec grâce! Mais que l'auteur a raison de dire que ce n'est pas là une oeuvre littéraire ! Si c'en est une, c'est à force de n'en pas être une : c'est bien mieux en effet, c'est un acte de foi et de charité.
Source : Gallica

Antoine de Latour Espagne, traditions, moeurs et littérature… (1869)

La voilà veuve, ou son mari ne lui offre plus qu'une froide amitié. Que lui restera-t-il ? L'ambition est un triste recours, mais c'en est un enfin : elle ne l'a pas. Son intelligence n'a pas été cultivée, elle ne peut donc vivre avec son intelligence. Sa beauté s'est évanouie, elle ne peut donc plus vivre des jouissances de l'amour-propre qu'enivre la flatterie. Elle n'a plus que son coeur, ce coeur qui a encore besoin d'aimer, quand elle ne peut plus inspirer l'amour. Pauvre femme! la voilà bien seule, bien malheureuse. Que ferat-elle ? la charité lui offre un asile.
Source : Gallica

Antoine de Latour Espagne, traditions, moeurs et littérature… (1869)

Je trouve ici, et je voudrais traduire tout un chapitre qui, en même temps qu'il montre culte vérité sous une forme sensible, me paraît résumer les meilleures qualités de l'écrivain, la naïveté aiguisée de finesse, la grâce relevant la simplicité, une originalité sans recherche et un certain goût de terroir qui est le trait particulier de sa manière. C'est l'histoire vraie d'un curé de village, lequel allie à une sainteté réelle une imagination ingénieuse, qui peuple sa solitude d'une foule de jolies inventions, et sait cultiver son esprit en même temps que son jardin.
Source : Gallica

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