Miguel de Cervantes,
Le Voyage au Parnasse (1614)
“ Puissante conception, transportée de la psychologie dans la poésie ! Le reste se devine. S’il ne possède qu’un des deux éléments de cette singulière esthétique, le génie est incomplet ; il ne vole, pour ainsi dire, que d’une aile. Comment s’élèverait-il à ce point culminant de la synthèse, s’il n’est lancé et relancé par l’antithèse ? Un cerveau de vrai poëte doit être animé des deux électricités, positive et négative ; mises en contact, elles feront jaillir la foudre et retentir le tonnerre. L’inspiration, l’enthousiasme poétique, c’est comme « une tempête sous un crâne. » ”
