Lebrun, Oeuvres de Malherbe : poésies et prose… (1845)
“ Argo, la nef à voix humaine, Qui mérita l'Olympe et luit au front des cieux, Quel que fût le succès de sa course lointaine, Prit un vol moins audacieux. Vainqueur d'Éole et des Pléiades, Je sens d'un souffle heureux mon navire emporté ; Il échappe aux écueils des trompeuses Cyclades, Et vogue à l'immortalité. Mais des flots fût-il la victime, Ainsi que le Vengeur il est beau de périr ; Il est beau, quand le sort vous plonge dans l'abîme, De paraître le conquérir. ”
