Jean-Joseph-François Poujoulat

Élements biographiques

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Variétés littéraires (Nouvelle éd… (1868)

Fléchier n'était pas un homme de génie , mais un homme de talent ; il a manqué à son talent le naturel , la soudaineté, le cri du cœur, le je ne sais quoi de vivant qui part tout seul et qui éclate dans le vrai. Fléchier a tant d'art, depuis la petite lettre jusqu'au grand discours , que son effort habituel et persistant semble , en quelque sorte , aspirer à se donner par le style les apparentes beautés de la pensée. Il a plus d'esprit que d'idées, cherche l'éloquence par l'antithèse, et, comme il n'est jamais ni sublime ni profond, il se condamne à être toujours élégant.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Religion, histoire, poésie (1843)

Les annales nationales, c'est la couronne morale d'un pays, c'est l'héritage des aïeux, c'est la patrie. J'aime la France, non pas seulement parce que j'y suis né, mais parce que cette terre a produit plus que d'autres l'honneur, le dévouement, l'héroïsme, les grandes vertus, les grandes choses de toute nature; j'aime la France parce qu'elle est belle depuis mille ans, parce que dans toutes les régions de l'univers son nom est glorieux et redoutable. Mon patriotisme se nourrit des vieux souvenirs de mon pays ; il s'inspire à la pensée des aïeux.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Revue des Deux Mondes

Argos nous apparaissait au pied d’une montagne, à l’extrémité du golfe. La citadelle de Larissa, qui couronne le sommet de ce mont, brillait des derniers feux du soleil. À une lieue de distance, mes yeux avides cherchaient des débris de palais, des tombeaux, des monumens, ou au moins quelques ruines qui pussent me parler du roi des rois, pasteur des peuples. Je n’apercevais sur la montagne qu’une forteresse, et, au fond du golfe, je découvrais un vaste amas de cabanes, mêlé de maisons blanches. Nous approchions d’Argos, et déjà les ombres de la nuit nous enveloppaient.
Source : Wikisource

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