Jean-Sifrein Maury,
Dialogues sur l'éloquence et Lettre à l'Académie…
(1870)
“ Parler de l'âme de Fénelon, c'est parler de la vertu elle-même. Qu'est-ce donc que la vertu ? C'est la préférence du bien général à l'intérêt particulier; c'est le sacrifice du penchant au devoir; c'est un sentiment profond de l'ordre qui dirige nos affections vers tout ce qui est juste, bon et honnête ; en un mot, c'est laraison du cœur. J'ose le dire, si Fénelon n'eût pas été vertueux, si ses écrits n'étaient pas le miroir de son âme, nous devrions tous pleurer sur son génie, et arroser de nos larmes ces chefs-d'œuvre qui nous donnent une si haute idée de l'esprit humain. ”

