Pierre Collet, Vie abrégée de saint Vincent de Paul… (1844)
“ Il fallut bientôt commencer à Altis, à Juvisy, et surtout à Palaiseau, où les troupes étaient restées pendant vingt jours, ce qu'on n'avait pas encore fini à Lagny et à Étampes. Vincent eut besoin de tout son courage pour soutenir tant d'assauts, que de nouvelles misères lui livraient tous les jours. L'ardeur de sa charité le soutint lui-même. Il fit parler les soupirs, les voix mourantes d'un peuple malheureux que la faim dévorait. Dieu, qui l'avait fait naître pour être le prodige de son siècle, lui fit trouver grâce devant bien des gens qui, peut-être, en auraient rebuté un autre. ”
