Les fiançailles, moment de transition entre l’engagement amoureux et le mariage, ont été abordées à la fois comme institution sociale et comme thème littéraire. D’un point de vue juridique, Francis-Félix Dubois les décrit comme une préparation à l’union conjugale, facilitant une adaptation progressive entre les partenaires.
Henri Escoffier, en revanche, les présente comme une période propice à une communion spirituelle, contrairement au mariage, qu’il considère davantage comme un cadre fonctionnel. Dans un cadre sociologique, Gustave Bascle de Lagrèze souligne leur rôle ambivalent dans les campagnes, où elles peuvent parfois remplacer le mariage civil. Ces approches, mêlant droit, philosophie et littérature, révèlent la complexité des normes et des attentes liées à ce passage essentiel dans la vie sociale.