Résumé

Ernest Glasson Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)

Le divorce en lui-même ne peut pas être un bien, c'est le remède d'un mal. Le divorce ne doit pas être signalé comme un mal, s'il peut être un remède quelquefois nécessaire.
Doit-il être politiquement préféré à la séparation ? Voilà la seule question, puisqu'il est reconnu et incontestable que la loi doit offrir à des époux outragés, maltraités, en péril de leurs jours, des moyens de mettre à couvert leur honneur et leur vie.
Le mariage, comme tous les autres contrats, ne peut se former sans le consentement des parties
Source : Gallica

Ernest Glasson Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)

Il est vrai que la démence n'autorise le divorce qu'à la condition de remonter à trois ans au moins et d'avoir été déclarée incurable ; mais, même dans ces circonstances le divorce relève l'un des conjoints d'un des devoirs les plus austères que le mariage impose aux époux l'un envers l'autre. Ne peut-il pas arriver aussi, comme on l'a vu, qu'une aliénation mentale déclarée incurable se termine pourtant par une guérison ou que l'aliéné jouisse au moins d'intervalles lucides, et croit-on que, s'il apprend le nouveau mariage de son conjoint, sa situation ne sera pas aggravée?
Source : Gallica

Ernest Glasson Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)

Un prêtre est appelé au lit d'un mourant qui lui demande, au moment suprême, de mettre un terme à une vie irrégulière et de bénir son union avec une femme dont il a eu, le plus souvent, un ou plusieurs enfants. Le mariage civil ne peut pas avoir lieu, car il doit être précédé de deux publications; on peut, il est vrai, être relevé de la seconde, mais jamais de la première. Si le prêtre célèbre, dans ces circonstances, un mariage religieux qui n'a pas été précédé du mariage civil, encourt-il les sévérités du Code pénal ?
Source : Gallica

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