Nullité de mariage

Définition et enjeux

Ernest Cadet Dictionnaire usuel de législation… (1895)

IV. DEMANDES EN NULLITÉ DE MARIAGE. — Le législateur ne s'est pas borné à poser des règles sur les conditions et les formes du mariage : il les a sanctionnées en prononçant, dans certains cas, la nullité du mariage.
Tantôt le mariage est nul, c'est-à-dire qu'il n'a aucune existence légale, et que la nullité dont il est infecté peut être invoquée par toute personne intéressée et dans tous les temps ; — tantôt il est simplement annulable, c'est-à-dire qu'il peut être attaqué par certaines personnes et pendant un délai déterminé, passé lequel il y a tacite ratification.
Source : Gallica

Ernest de Chabrol-Chaméane Dictionnaire de législation usuelle… (1835)

Nous ferons observer qu'il importe peu de savoir par qui la violence a été exercée; qu'elle l'ait été par le conjoint, par les parais de l'époux, ou même par un tiers, le mariage peut toujours être attaqué, car sa première condition est une entière liberté.
Sous l'ancienne législation, l'impuissance était une cause de nullité de mariage, mais on ne trouve aucune distinction analogue dans le Code civil. Ainsi, il faut reconnaître que l'impuissance ou le défaut de conformation de l'un des époux, lors même
qu'elle s'opposerait à l'union des sexes, n'est point une cause de nullité du mariage.
Source : Gallica

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