Ambroise Rendu, Plaidoyers de M. Ambroise Rendu… (1868)
“ Messieurs, j'ai eu la douleur de relire, livrée qu'elle est maintenant à tout le retentissement de la publicité, cette péroraison qui a peint en traits si cruels la personne de Mirés. J'en ai dit assez, et je comprime, par respect pour la Cour, les sentiments qui bouleversent mon âme. Je n'ajouterai qu'un mot. Mirès n'a, dit-on, l'attitude ni d'un prévenu ni d'un condamné. Il crie à tous, au public, à vous-même sa droiture et son innocence. Eh! Messieurs, est-ce qu'il y a un condamné, tant qu'il y a un recours ouvert? Est-ce qu'un arrêt de condamnation existe tant qu'il peut être brisé? ”
