Résumé

Achille-J. Dalsème A travers le Palais, hommes et choses judiciaires… (1881)

Il n'est pas un commençant qui ne mette son zèle au service de l'Assistance judiciaire, et peut-être ce zèle gratuitement dépensé représente-t-il le plus pur de la gloire du barreau.
L'Assistance judiciaire récompense ces volontaires à sa façon. Le procès qu'elle confie, c'est le bâton offert à la main du voyageur. Il faut marcher, à n'importe quel prix, dès qu'on s'est engagé sur cette route de hasard où, comme dans les steppes glacées, l'immobilité endort et le sommeil tue. Les pieds se meurtriront aux cailloux du chemin ; au frottement des ronces, les membres saigneront.
Source : Gallica

Achille-J. Dalsème A travers le Palais, hommes et choses judiciaires… (1881)

Pourquoi persisterait-on à entourer la peine de mort d'un appareil extérieur, au surplus, alors qu'aucune publicité n'est attachée aux autres genres de peines ? Est-ce que le prévenu frappé d'une amende acquitte sa dette en public ? Est-ce qu'il est permis aux curieux de s'assurer que le prisonnier accomplit son temps de prison, que le forçat est expédié au bagne? L'échafaud est l'étape finale du criminel jugé indigne de pitié ; il a sa place marquée dans l'enceinte même où le coupable attend le moment d'expier son crime.
Source : Gallica

Achille-J. Dalsème A travers le Palais, hommes et choses judiciaires… (1881)

Un débat judiciaire n'est point, Dieu merci, une guerre de buissons et de surprises; c'est un combat à armes loyales. Au civil, les avocats échangent leurs dossiers sans reçu, quel que soit le nombre, quelle que soit l'importance des procès. Au criminel, ils ont communication de tous les éléments de l'instruction. Une seule pièce peut parfois décider de la fortune d'un plaideur ou de la vie d'un accusé. Eh bien ! il est sans exemple au barreau que jamais une pièce ait disparu d'un dossier dans ces continuelles communications.
Source : Gallica

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