Mémoires et souvenirs sur la Révolution et l'Empire… (1908)
“ Fouquier, depuis la veille, n'a pas quitté le Palais : il rôde, suivant son habitude, parlescorridors et les bureaux : mais que tout cela semble vide ! Les employés inoccupés, les salles d'audience désertes, les couloirs sans animation, les gendarmes oisifs ; plus de bourreau, d'huissiers empressés ; plus de costumes ni de panaches : des fronts soucieux, des mines préoccupées ; les jurés ne se montrent plus, les solides eux-mêmes se terrent. Du tribunal silencieux l'entrain a passé au préau de la Conciergerie, d'où montent des clameurs de joie et des bravades ironiques. ”
