Résumé

Émile Campardon Marie-Antoinette à la Conciergerie… (1863)

Les générations passent, les années s'accumulent, les impressions s'effacent, tout semble oublié; la vengeance divine arrive tout à coup, se présente face à face devant le criminel, et lui dit en l'arrêtant : « Me voici.» En vain le testament de Louis XVI assure la grâce aux coupables; un esprit de vertige les saisit, ils déchirent eux-mêmes ce testament; la voix du peuple se fait entendre par la voix de la Chambre des députés; la sentence est prononcée, et par un enchaînement de miracles, le premier résultat de cette sentence est de faire découvrir le testament de la Reine.
Source : Gallica

Émile Campardon Marie-Antoinette à la Conciergerie… (1863)

Elle était déjà toute prête, c'est-à-dire habillée de blanc, à l'instar de feu son mari, le jour de son supplice. Cette affectation fut remarquée et lit sourire le peuple; la couleur symbole de l'innocence convenait mal à Marie-Antoinette. Elle voulait aller à la guillotine sans bonnet sur
la tête, ce qui ne lui fut point accordé. Elle s'était coupé les cheveux elle-même. On vint lui dire dans la chambre de sa prison : « Voilà un curé de Paris qui demande si vous voulez vous confesser? » On l'entendit répéter tout bas : « Un curé de Paris! il n'y en a guère. »
Source : Gallica

Émile Campardon Marie-Antoinette à la Conciergerie… (1863)

Nous vous remercions, Sire, du don que votre bonté fait à chacun de nous de la lettre dont l'art reproduit les traits originaux, mais où notre âme découvre bien mieux
l'image du cœur de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre; nous la transmettrons, cette lettre, en héritage à nos enfants; elle leur apprendra qu'il est des vertus supérieures aux égarements des siècles, et que la religion qui inspire ces vertus dans le cœur des rois est le gage le plus sûr du bonheur des peuples.
Source : Gallica

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