Résumé

Édouard Clerc Marie-Antoinette devant le tribunal révolutionnaire… (1868)

La publication d'un procès fait à une reine de France, tout en jetant une vive lumière sur les actes du tribunal révolutionnaire, est destinée à réhabiliter les hommes auxquels nous devons notre émancipation.
Pour nous, adversaires déclarés de la
peine de mort, loin de chercher à en faire ici l'apologie, nous affirmons au contraire qu'elle n'est jamais qu'une vengeance légale, et nous serions heureux de voir disparaître à jamais du code de la civilisation ces derniers vestiges d'institutions barbares.
Source : Gallica

Édouard Clerc Marie-Antoinette devant le tribunal révolutionnaire… (1868)

Je ne vous parlerai point, citoyens, jurés, de l'incident de la Conciergerie, de l'entrevue du chevalier de Saint-Louis, de l'œillet laissé dans l'appartement de l'accusée, du papier piqueté donné, ou plutôt préparé en réponse.
Cet incident n'est qu'une intrigue de prison, qui ne peut figurer dans une accusation d'un si grand intérêt.
Je finis par une réflexion générale, que j'ai déjà eu occasion de vous présenter. C'est le peuple français qui accuse Antoinette; tous les événements politiques qui ont eu lieu de puis cinq années, déposent contre elle.
Source : Gallica

Édouard Clerc Marie-Antoinette devant le tribunal révolutionnaire… (1868)

L'accusateur public. — Vous voyez qu'il résulte de la déclaration du témoin que les ministres connaissaient si bien l'influence que vous aviez sur Louis Capet, que l'un d'eux l'invite à vous faire part du plan de campagne qui lui avait été présenté quelques jours avant; d'où il s'ensuit que vous aviez disposé de son caractère faible, pour lui faire exécuter de bien mauvaises choses ; car, en supposant que de vos avis il n'ait suivi que les meilleurs, vous avouerez qu'il n'était pas possible d'user de plus mauvais moyens pour conduire la France au bord de l'abîme qui a manqué de l'engloutir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature