Résumé

Henri de Monteyremar Charlotte de Corday : étude historique avec documents inédits (1862)

Je suis las de vivre au milieu de tant d'horreurs que vous commettez et de tant de malheurs que vous préparez à la patrie! Il ne me reste plus que deux espérances : ou par vos soins, en victime de la liberté, de souffrir, de mourir sur cet échafaud honorable, ou de concourir à faire disparaître vos mensonges, qui sont la véritable source du fédéralisme et de la guerre civile, afin que votre tyrannie finisse avec l'erreur, qu'au même lieu de sa mort, l'immortelle Charlotte Corday ait une statue avec cette inscription : Plus grande que Brutus.
Source : Gallica

Henri de Monteyremar Charlotte de Corday : étude historique avec documents inédits (1862)

Marat fut un nouveau Brutus, Paris lui rend le même hommage.
L'apothéose est due aux sublimes vertus.
Peuple, qui remplaçant par des chants à sa gloire Les larmes que sa mort coûte à la nation, Dans vos civiques jeux honorez sa mémoire Et son triomphe au Panthéon.
Vous, qui dans ce beau jour de fête, Sur l'autel le plus saint, célébrez ses bienfaits; Pour rendre d'un seul trait sa gloire plus parfaite, En lettres d'or, gravez au faîte : Marat, l'Ami du peuple, est le Dieu des Français (1) .
Source : Gallica

Henri de Monteyremar Charlotte de Corday : étude historique avec documents inédits (1862)

La seule idée de cet ange allant à la mort me fera mépriser la puissance de ses bourreaux; s'ils veulent aussi me faire l'honneur de cette guillotine, qui désormais à mes yeux n'est qu'un autel sur lequel on immole les victimes, et qui par le sang pur versé le 7 juillet, a perdu toute ignominie, s'ils veulent, dis-je, je les prie, ces bourreaux, de faire donner à ma tête abattue autant de soufflets qu'ils en firent donner à celle de Charlotte Corday; je les prie de faire pareillement applaudir à ce spectacle de tigre par leur populace cannibale.
Source : Gallica

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