Usurpation

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe

Au reste, je n’entends pas le mot usurpation dans le sens étroit que lui donne le parti royaliste ; il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce mot, comme sur celui de légitimité : mais il y a véritablement usurpation, et usurpation de la pire espèce, dans le tuteur qui dépouille le pupille et proscrit l’orphelin. Toutes ces grandes phrases « qu’il fallait sauver la patrie » sont des prétextes que fournit à l’ambition une politique immorale. Vraiment, ne faudrait-il pas regarder la lâcheté de votre usurpation comme un effort de votre vertu !
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Portrait de Louis Belmontet Louis Belmontet Observations d'un patriote sur la brochure de M. de Châteaubriand… (1831)

Là où il n'y a pas nomination, élection, assentiment des suffrages du peuple, il n'y a point droit, et partant, point de légitimité. Une usurpation ne cesse point de l'être par la durée ou par la.tolérance. Toute usurpation porte dans ses flancs sa gangrène politique qui doit la tuer. Quand elle tombe, c'est la justice du Peuplé qui se levé.
Les légitimistes de succession, effrayés de l'absence du droit dans la dynastie des Bourbons, s'appuient sur les avantage de l'hérédité, comme légitimité plus calme et plus assurée.
Source : Gallica

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