Résumé

Honoré de Lourdoueix Les folies du siècle, roman philosophique… (1818)

Si l'on admet avec moi que les jacobins sont les hommes de l'intérêt de révolte, et si l'on admet que la révolution n'avait pour but que la centralisation d'intérêts , on sera moins surpris de reconnaître que le jacobinisme n'a rien de commun avec la révolution : la révolution tendait à purger l'ordre social des intérêts de fait, et la révolte a élevé des intérêts de fait dans l'ordre social. La révolution voulait le règne des choses, et les jacobins voulaient le règne des hommes ; la révolution voulait une véritable liberté et l'égalité civile
Source : Gallica

Honoré de Lourdoueix Les folies du siècle, roman philosophique… (1818)

Voilà à quelles sources les nations modernes puisent toutes leurs idées de sociétés. Il y a bien là-dedans de quoi faire des Brutus et des Césars, des régicides et des liberticides ; mais il n'y a pas de quoi faire un citoyen : il y a de quoi renverser vingt états ; mais il n'y a pas de quoi en élever un seul. Toutes nos idées se faussent à cette école. Nous y apprenons à ne voir dans une monarchie qu'un seul homme, le roi, opposé à plusieurs millions d'hommes, le peuple. Nous y apprenons à ne voir sur la terre que des maîtres et des esclaves.
Source : Gallica

Honoré de Lourdoueix Les folies du siècle, roman philosophique… (1818)

Plus l'orgueil civique et le sentiment d'égalité seront exaltés chez un peuple, plus la légitimité sera placée haut dans les idées de ce peuple, afin que, dans cette élévation, l'homme qui gouverne disparaisse entièrement aux yeux des citoyens, et que le Roi se perde dans la royauté. —La liberté ne contribue pas moins à la divinisation de ce grand principe; elle aurait tout à craindre de l'homme que la force physique aurait élevé au trône, parce que la force physique pourrait seule l'y soutenir
Source : Gallica

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