Ferdinand Achet, Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)
“ Aussi tous faisaient sa louange Et partout déjà l'on savait Qu'elle avait tout l'esprit d'un ange ; Maria seule l'ignorait. L'ENNUI. Quoi ! ce cruel fléau, madame, Ose pénétrer jusqu'à vous ! J'aurais cru pourtant que votre âme Était à l'abri de ses coups ! Esprit, grâce, vertus, vous avez en partage Tout ce qui fait le vrai bonheur. Tout vous sourit, Madame, et tout vous rend hommage; Enfin votre horizon resplendit sans nuage, Car vous avez la paix du coeur! Ah ! si dans votre paix profonde L'Ennui vient parfois vous troubler ; Si l'Ennui vous atteint, il n'est personne au monde Hélas ! ”
