Résumé

Louis Boursin Un trappiste du XIXe siècle, le P. Jean-Baptiste… (1885)

« Mon Dieu, écrivait-il à la fin de sa retraite, est-il possible que j'aie pu me tromper jusqu'à préférer l'épée à la croix, la liberté de la caserne à l'obéissance du cloître, la gloire humaine à la couronne des saints, le temps à l'éternité!
0 mes jouets d'enfant, comme je vous brise volontiers ! 0 mes rêves de dix-huit ans, comme je vous immole de grand cœur ! »
Il est difficile de reconnaître, dans ces lignes énergiques, l'élève léger et paresseux de Guérande et de Nantes. Ce cri du cœur n'était pas
un vain mot.
Source : Gallica

Louis Boursin Un trappiste du XIXe siècle, le P. Jean-Baptiste… (1885)

Ce fut son frère aîné, ce cher Sulpicien, comme il se plait, à chaque instant, à l'appeler. Tous les sentiments de son cœur passent, on le sent, dans cette appellation : car, pour une nature franche et naïve comme la sienne, les mots, loin de former jamais des phrases vides de sens, répondent toujours avec exactitude aux pensées, aux sympathies intimes.
Sans doute il y a dans cette affection moins de liberté, moins d'expansion que dans l'amitié qui unissait le frère à la sœur : le respect pour le caractère sacerdotal y domine et nous explique cette retenue.
Source : Gallica

Louis Boursin Un trappiste du XIXe siècle, le P. Jean-Baptiste… (1885)

Chacun cherche cette règle vivante sur laquelle les regards aimaient à se reposer. Oui, cet attrayant jeune homme, si complètement sorti de lui-même, étonnait le couvent tout entier par sa foi, sa charité, sa candeur. Chez lui, la vertu prenait des abords qui entraînaient toutes les volontés.
Pour les plus âgés, c'était un rayon de jeunesse, une vision suave et pure qu'ils saluaient au passage; pour les jeunes religieux, c'était un aimable frère qui, sans y prétendre, sans s'en apercevoir, remplissait au milieu d'eux l'office d'un ange gardien.
Source : Gallica

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