Résumé

Les Trappistines de Blagnac, ou La femme à la Trappe… (1856)

Ah ! que le philanthrope s'émeuve , crie et réclame, ici je le comprends : l'humanité souffre de ces excès -, la nature gémit et la raison s'indigne, ne pouvant appeler que cruauté, fanatisme et suicide un acte qui n'est ni piété , ni religion , ni sacrifice. La mortification chrétienne n'a rien dans son histoire qui dépasse les rigueurs de la Trappe, où il est permis, on l'a vu , de fouetter le membre rebelle , mais sans le détruire , de faire jeûner son estomac , mais sans lui refuser le nécessaire , de s'infliger mille pénitences, mais sans jamais outrager la nature.
Source : Gallica

Les Trappistines de Blagnac, ou La femme à la Trappe… (1856)

Oui, la Trappe a ses rigueurs , mais elle a ses consolations, et, sans parler ici, comme saint Bernard, des plaisirs de la pénitence, des douceurs de la mortification, des joies de la tribulation, ce langage incompris aujourd'hui, je dirai à ceux qui ne voient dans cette existence que les afflictions de la chair, les coups de la flagellation, et les souffrances de la croix ; il est dur de vivre à la Trappe, mais il bien doux d'y mourir.
La femme y vit détachée de tout, de la terre par le vœu de pauvreté , de la famille par le vœu de virginité, et d'elle-même par le vœu d'obéissance
Source : Gallica

Les Trappistines de Blagnac, ou La femme à la Trappe… (1856)

Ici, dirai-je en empruntant à saint Grégoire de Nazianze les charmes de son style, sous les lois d'une discipline invariable , la vie entière se passe dans le jeûne, dans la prière et les larmes ; le silence des nuits n'est interrompu que par les soupirs de la pénitence ou par les chants de divers cantiques qui s'élèvent au ciel pour bénir le Seigneur
et répandre dans toutes les âmes les saintes ardeurs de la componction.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature