Résumé

Cyrille Gillet La vénérable Louise de France, fille de Louis XV, en religion mère Thérèse de Saint-Augustin… (1880)

La Mère Thérèse de Saint-Augustin résolut dès lors de porter un grand coup à cet amour-propre, si contraire à l'esprit religieux. Pour le moment, il n'en revint à la sœur qu'un peu de confusion ; mais bientôt elle vit sa maîtresse se présenter dans sa cellule, une paire de ciseaux dans une main, et dans l'autre un panier.
« C'est moi-même, dit-elle en entrant, qui vais vous couper les cheveux; le sacrifice vous en sera peut-être moins pénible. »
La vanité était vaincue; la bonne novice, pleine de reconnaissance pour une telle leçon d'humilité, vit sans aucun regret tomber sa chevelure.
Source : Gallica

Cyrille Gillet La vénérable Louise de France, fille de Louis XV, en religion mère Thérèse de Saint-Augustin… (1880)

Toute grande princesse que vous êtes, ma chère Sœur, ajouta-t-elle avec une noble et religieuse fermeté, votre vocation à la vie du cloître est une faveur insigne du Dieu de toute bonté. Si vous avez honoré notre saint Ordre en lui donnant la préférence sur tant d'autres, j'ose dire qu'à son tour il vous honore, puisque c'est à lui que vous devez la qualité d'épouse de Jésus-Christ. Vous allez en devenir le modèle, comme vous en serez le soutien par la protection qu'il a droit d'attendre de vous. Efforcez-vous d'être aussi élevée au-dessus de nous par vos vertus que vous l'êtes par votre rang.
Source : Gallica

Cyrille Gillet La vénérable Louise de France, fille de Louis XV, en religion mère Thérèse de Saint-Augustin… (1880)

Le plus admirable spectacle que présente l'histoire des saints, ce n'est pas toujours le côté extérieur de leur vie, l'action qu'ils ont exercée autour d'eux, et leurs œuvres, l'éclat et le rayonnement de leur zèle ou de leur vertu ; c'est le foyer même où s'allume cette flamme, le sanctuaire où cette perfection trouve son inspiration et son aliment. Dans le cloître surtout, parmi les épouses de Jésus-Christ, ces âmes virginales et amantes de la croix, que de sainteté, à la fois modeste et sublime, cachée dans le silence et l'obscurité, n'a d'autre témoin que le seul regard de Dieu!
Source : Gallica

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