Résumé

Louis Paquelin Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)

« Non, notre Mère, je ne suis pas digne je suis la faiblesse même; mais je m'appuie sur NotreSeigneur, c'est pour son amour que je veux être son épouse, son adoratrice, sa victime; j'accepte tout d'avance; il me semble que Notre-Seigneur ne pourra pas me délaisser. » — « Oh ! non, reprenait-elle, vous ne serez pas délaissée. Remerciez Dieu de ce qu'il a mis une étincelle du feu sacré dans votre âme. Jésus veut sauver des âmes par vous; entre lui et vous, c'est à la vie et à la mort. Combien, à leurs derniers moments, j'ai vu de religieuses se réjouir de s'être ainsi données à ce bon Maître. »
Source : Gallica

Louis Paquelin Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)

La dure leçon de l'exil n'a pas profité à tous; mais elle a modéré plus d'une ardeur, et ici elle s'est combinée avec les leçons d'une mère vigilante et courageuse, qui ne tarda pas à rencontrer sur la terre lointaine un saint pour continuer son œuvre et la pousser en peu d'années tout près de sa perfection. En effet, lorsque l'épreuve fut passée, l'âme de la jeune fille était éclairée d'une si pure lumière, animée d'un tel courage, que le monde qui lui revenait avec ses pompes et ses attraits la trouva sourde, insensible à ses avances.
Source : Gallica

Louis Paquelin Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)

Je félicite votre bonne et chère petite mère Saint-Augustin d'être rentrée sous le doux joug de l'obéissance. Elle est heureuse de n'avoir porté celui de la supériorité que pendant trois longues années ; ses vœux ardents ont probablement touché le ciel, et abrégé son purgatoire. Pour vous, ma très-bonne Mère, je prie pour vous ; j'ai dévotion à le faire pour toutes les Prieures de l'Institut. Je demande au bon Dieu qu'il vous conserve la santé, qu'il vous fasse la grâce insigne d'être toujours un modèle d'observance; c'est la faveur des faveurs.
Source : Gallica

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