Jeudi saint

Définition et enjeux

Louis Paquelin Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)

Le Jeudi-Saint, c'était l'institution du sacrement adorable de l'Eucharistie, qui était devenu l'objet suprême de sa vie en ce monde, et dans lequel elle retrouvait la vie entière du Sauveur : vie cachée, humiliée, sacrifiée, Bethléem, et le Calvaire réunis, et l'intercession perpétuelle du médiateur établi entre Dieu et les créatures. Elle conjurait ses filles d'apporter à la communion du jeudi saint un cœur tout embrasé d'amour et pénétré de l'esprit de réparation.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bachelin Henri Bachelin Le Serviteur

Le Jeudi saint les cloches s’en vont, et l’église n’a plus de voix ; tu éteins la veilleuse devant le tabernacle ouvert et vide, et le cœur de l’église cesse de battre. Ce sont des jours dont chacun laisse sur ton âme une profonde empreinte, cinq jours, du Mercredi saint au soir du lundi de Pâques, où tu es beaucoup plus à l’église qu’à la maison, préparant et défaisant le reposoir, apprêtant les ornements, les cierges et les bougies, toujours avec le même zèle, chaque année comme si c’était pour la première fois.
Source : Wikisource

François Fabre Notes historiques sur Saugues… (1899)

Pour finir, nous signalerons leur procession du Jeudi-Saint qui, sans doute, se fait partout où existe une confrérie, mais on trouve rarement ailleurs un concours ausi assidu de Pénitents et de Congréganistes en costume. Ce recueillement pieux des uns et des autres, cet effet imposant des flambeaux, des robes blanches et des mystères, ces hommes
aux pieds nus, ces chants pénétrés, cette lourde croix péniblement portée ne laissent pas de toucher jusqu'à l'âme ceux-là même pour qui ce spectacle n'est point nouveau.
Source : Gallica

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