Louis Nicolardot, L'Impeccable Théophile Gautier et les sacrilèges romantiques
“ Il connaît si bien les anges du ciel qu'il peut en faire un dénombrement aussi authentique que celui des douze tribus d'Israël, laissé par Moïse. Il cultive l'ange de la mort, l'ange de minuit, l'ange de la douleur, l'ange des douleurs, l'ange des jugements, l'ange du souvenir, l'ange de la poésie et surtout l'ange de l'inspiration. Suivant leur rang, il prodigue les ailes d'or, les ailes jaunes, les ailes d'azur, les ailes roses, les ailes blanches. S'imaginant l'ange amoureux, il regarde la fille comme un ange d'amour, appelle la jeune fille un jeune ange et dit cher ange pour chère fille. ”
