“ D’ailleurs, je cherche vainement quelqu’un qui soit doué, comme lui, de la faculté héroïque — plus rare qu’on ne croit — de la satire : non pas la satire essoufflée et grinçante qui salit de son rire baveux les idées qu’elle effleure et les hommes qu’elle frôle, mais la satire énorme, passionnée, qui vient des sources les plus profondes de l’enthousiasme déçu et de l’amour trahi, la satire justiciaire qui marque les faces et les choses de traits sanglants qui ne s’effaceront plus, la satire qui se hausse, comme un poème, jusqu’aux lyriques sommets du comique shakespearien. ”
Satire
Définition et enjeux
La satire est un genre littéraire ou artistique qui recourt à la moquerie et à la caricature pour critiquer des sujets, des personnes ou des institutions. Depuis l’Antiquité, elle a connu une évolution à travers des formes diverses, allant des parodies à l’exagération, en passant par la juxtaposition et l’ironie.
Des auteurs tels qu’Horace, Juvénal ou Molière ont façonné ce genre, oscillant entre une critique douce et une dénonciation mordante. La satire, grâce à ses procédés, demeure un instrument de réflexion sociale, capable de révéler les travers humains et les absurdités des systèmes, tout en s’adaptant aux époques.
Citations sur la satire
E. Caro, La fin de la bohème. — Les influences littéraires dans les derniers événemens
“ On a dit que c’était la revanche des indignations longtemps muettes et comprimées contre l’ordre politique et social; mais qu’on nous montre quelle passion dictait cette acre satire contre des puissances et des splendeurs si voisines déjà de l’abîme. S’inspirait-elle d’un sentiment de moralité supérieure à ce qu’elle condamnait, à ce qu’elle flétrissait? On a le droit de le demander. La satire n’a sa valeur et ne produit tout son effet que lorsqu’elle vient des hautes régions de l’âme, et que la passion de la justice l’anime. ”
E.-D. Forgues,
Un Romancier satirique anglais - Alfred Austin
“ C’est donc bien la comédie avant le théâtre, la critique en germe, le libre examen philosophique que doit représenter pour nous ce genre particulier de poème. L’histoire de la satire serait celle de l’esprit humain lui-même cherchant à secouer le joug, à s’affranchir du respect, à décomposer tout prestige, et protestant par son rire éternel contre tous les genres de misère, d’oppression et de tyrannie. ”
“ Néanmoins ces fausses appréciations et ces calomnies littéraires ne sauraient nuire à cet homme étrange, qu’on peut, sans nul doute, regarder comme le créateur d’une nouvelle forme de satire, la plus incisive de toutes peut-être, la satire fantastique, si l’admiration même qu’on lui a vouée n’avait égaré les jeunes littérateurs vers un but qui n’a jamais été le sien, l’effet bizarre et imprévu, non de la pensée, mais du style. ”
Francis Girault, Le Rideau levé sur la restauration de 1844… (1844)
“ Il y a, d'un bout à l'autre, une satire mordant à vif, toujours libre et vraiment littéraire de toutes les classes sociales, satire de bon ton et de goût qui évite les personnalités odieuses, tout en les indiquant du doigt, sous la transparence des faits ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Si la satire a conservé chez les Latins sa franchise native, si une sève vivace se cache dans leur comédie sous l’écorce de l’imitation, quoi d’étonnant ? La satire et la comédie, n’est-ce pas ce qu’on peut appeler la poésie critique, et cette poésie ne revenait-elle pas de droit à un peuple dont les passions et les idées étaient essentiellement positives, à une nation qui ne tarda guère à omettre, pour les voluptés sanglantes de l’arène, les pures émotions de l’art tragique ? ”
Gustave Larroumet,
Revue des Deux Mondes
“ Dans tout le reste, l’observation comique se borne à décrire ce qu’il y a de plus bas dans la vie et dans les mœurs, dans le fond permanent de l’homme et dans les habitudes particulières de son existence en ce temps-là. Quant aux idées morales qui inspirent cette observation, elles sont courtes, pauvres et laides. La comédie, forme particulière de la satire, repose, comme la satire elle-même, sur un double contraste : celui qui est dans les choses et celui qui existe entre les choses et notre esprit. ”
Henri Chauvot, Le Barreau de Bordeaux de 1775 à 1815… (1856)
“ Et, généreux soutiens du bon goût et des mœurs, Souriez de pitié, lorsqu'un esprit rebelle Compare insolemment la satire au libelle. La satire! Sa tâche est pénible à remplir; On peut la détester, on ne peut l'avilir. Contre les vains assauts d'une foule stupide, Horace et Juvénal lui prêtent leur égide. Son fouet, à coups pressés, corrige lils travers; Le poids de sa massue accable les pervers. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Veut-il faire la satire d’un vice, il raconte simplement ce que ce vice fait faire au personnage qui en est atteint, et voilà la satire faite. C’est du dialogue, c’est des actions, c’est des passions des animaux que sortent les leçons qu’il nous donne. ”
Adolphe Adelus, Satires et poésies satiriques d'Adolphe Adelus… (1856)
“ Hommes abâtardis, dans le vice obstinés, C'est un plaisir pour moi quand je les ai bernés. De leurs honteux penchants rien ne peut les distraire, Mais ici la satire est encor salutaire, Et ce qui ne peut être un avertissement Devient, par cela même, un juste châtiment. Enfin, si j'ai compris le but de la satire, Pour la justifier je n'ai qu'un mot à dire : S'il est des coeurs gâtés qu'on ne peut corriger, Il est des malheureux auxquels il faut songer. La satire n'est pas une oeuvre de caprice ”
Gustave d’Alaux, Le Pamphlet et les mœurs politiques en Espagne
“ Transportez dans la vie politique cet éclectisme serein que tout frappe et que rien n’émeut, impassible miroir où chaque événement, chaque passion, viennent se refléter avec les teintes du lieu et de l’heure, et la satire, désarmée de ce procédé menteur qui ne met en saillie que les ombres, deviendra tout bonnement vérité. ”
Jules-Paul Tardivel,
Mélanges/Tome I
“ Vous avez levé visière et j’ai vu un satire là où je croyais trouver un critique. C’est fort différent et bien moins redoutable. Pourtant à l’avenir, si vous vouliez bien mettre vous-même l’étiquette à vos écrits, vous épargneriez au public de fâcheuses méprises. Il ne serait plus exposé à prendre une satire mordante pour une critique littéraire et raisonnée. Amicus a tort de mesurer les autres à son aune. Le public intelligent saura toujours distinguer une critique d’une satire sans que je sois obligé d’étiqueter ma prose. [2] ”
Léopold Follioley,
Histoire de la littérature française au XVIIe siècle…
(1875)
“ Loin de les décrier, je les ai fait connaître. Car, — et après toutes ces politesses et cet air de bonhomie et de simplicité voici le coup de poignard, La satire ne sert qu'à rendre un fat illustre : C'est une ombre au tableau qui lui donne du lustre. ”
Pierre-Louis-Honoré Chauvet, L’Inde française
“ Ceci démontre que le ridicule appelle la satire, et la satire, il faut bien le dire, trouvait largement à s’exercer dans un milieu composé d’éléments hétérogènes, où la fortune, bien ou mal acquise, justifie toutes les excentricités, efface toutes les souillures et impose le plus profond respect. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
(1877)
“ Si je suivais mon goût, je ne parlerais de la satire que pour en inspirer quelque horreur, et pour armer la vertu contre ce genre dangereux d’écrire. La satire est presque toujours injuste, et c’est là son moindre défaut. Son principal mérite, qui amorce le lecteur, est la hardiesse qu’elle prend de nommer les personnes qu’elle tourne en ridicule. Bien moins retenue que la comédie, elle n’en a pas les difficultés et les agréments. Ôtez les noms de Cotin, de Chapelain, de Quinault, et un petit nombre devers heureux, que restera-t-il aux Satires de Boileau ? ”
Paul Albert, La poésie : études sur les chefs-d'oeuvre des poètes de tous les temps et de tous les pays… (1882)
“ Il fait la police du Parnasse avec passion, avec enthousiasme. Là est l'originalité de son oeuvre. La satire neuvième, adressée à son esprit, est le modèle de cette critique littéraire fort étroite, mais convaincue, et pleine d'autorité. Tirezle de ses sujets, mettez-le en présence des vices et des ridicules de son temps, il manque de relief et de vigueur. Les Embarras de Paris renferment des vers bien frappés, mais que cela est vulgaire et insignifiant ! Le Souper ridicule est un modèle de plaisanterie fade et lourde. La satire sur la noblesse est un lieu commun imité de Juvénal. ”
Nicolas Boileau,
Oeuvres poétiques de Boileau-Despréaux…
(1839)
“ La satire, en leçons, en nouveautés fertile, Sait seule assaisonner le plaisant et l'utile, Et, d'un vers qu'elle épure aux rayons du bon sens, Détromper les esprits des erreurs de leur temps. Elle seule, bravant l'orgueil et l'injustice, Va jusque sous le dais faire pâlir le vice ; Et souvent sans rien craindre, à l'aide d'un bon mot, Va venger la raison des attentats d'un sot. ”
Augustin Filon, Revue des Deux Mondes
“ C’est, du reste, le caractère de cette satire très franche, très mâle, très généreuse, qu’elle ne bafoue jamais un adversaire sans laisser entrevoir le motif qui justifie, le trait qui rachète, et sans dévoiler ainsi l’homme tout entier. ”
Alphonse Karr,
Les guêpes — séries 1 & 2
“ Comment, messieurs, vous qui, par état, jouez et ridiculisez tout, les rois,—les prêtres,—les poëtes,—les savants,—les médecins,—les diplomates,—non-seulement par des comédies,—mais parfois aussi par les façons grotesques dont vous les représentez au sérieux, vous avez la prétention d’être seuls à l’abri de la satire!—Allons, messieurs, à notre tour nous réclamons le bénéfice de l’égalité que vous continuez à demander du haut de votre supériorité actuelle. ”
Pierre Marie Crabot, La mission du curé de Paris, ou Lettres à un curé de Paris sur le gouvernement spirituel des… (1849)
“ La satire qu'ils alimenteraient si bien, passe et les respecte, ou du moins ne s'en occupe pas. L'opinion, à leur endroit, demeure silencieuse et indifférente; et des hommes de lettres, des poëtes, des philosophes, des parlements tout entiers, les acceptent, ou s'en font les complices, et leur donnent une sorte d'inviolabilité, en dépit de la raison, de la logique et du bon sens le plus vulgaire ! ”
Nicolas Boileau,
Œuvres poétiques
“ Et tel y fait l’habile et nous traite de fous, Qui sous le nom de sage est le plus fou de tous. Mais, quoi que sur ce point la satire publie, Chacun veut en sagesse ériger sa folie, Et, se laissant régler à son espri tortu, De ses propres défauts se fait une vertu. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Ce que je dis ici des atteintes de l’imposture, je le dis à proportion de la satire et de cette raillerie amère qui n’est pas, à la vérité, un si grand crime que la calomnie, mais qui est une offense souvent aussi cruelle. Chaque particulier est jaloux justement de sa réputation, non-seulement de la réputation d’honneur, mais de celle de n’être point ridicule dans son art, dans son emploi, dans la société civile ; le public, composé d’hommes qui ont tous le même intérêt, prend à la longue, et même hautement, le parti de quiconque a été injustement immolé à la satire. ”
Louis-Eugène Hallberg, Histoire des littératures étrangères… (1879-1880)
“ La satire particulière de notre civilisation, de nos institutions et de nos idées n'est pas moins virulente; les rois et la noblesse, les femmes, les enfants, les lois, les sciences et les arts y sont également maltraités; et ce qu'il y a de cruel, c'est que l'auteur frappe juste en général, et met parfaitement le doigt sur les plaies de l'humanité ou des sociétés. ”
Ferdinand Antoine, Étude sur le Simplicissimus de Grimmelshausen… (1882)
“ Si le XVIIe siècle n'était plus le temps de la satire militante, en revanche il fournissait une ample et riche matière à la satire morale et aux contemplations du philosophe. Quelle confusion dans les esprits ! que d'événements funestes, que de contradictions, que d'égarements ! Le sens moral est dérouté, la conscience humaine effrayée cherche en vain le phare de la vérité pour découvrir le bien, et, commeétouffée dans cette atmosphère de tempête, elle n'ose plus se prononcer. Les principes les plus sacrés sont méconnus. ”
Karl Ludwig von Haller,
De la constitution des Cortès d'Espagne…
(1820)
“ On a trop long-temps versé l'ironie et la dérision sur tout ce qui est sacré : que la verge de la satire frappe à son tour le vice et la folie, et armez-en les arts et la littérature, afin de dissoudre ces ligues en les cou vrant de ridicule. ”
“ La satire en vers, et même en beaux vers, est aujourd’hui décriée ; à plus forte raison la satire en prose, surtout quand on y réussit d’autant plus mal qu’il est plus aisé d’écrire en ce pitoyable genre. ”
Auguste François Louis Scipion de Grimoard Beauvoir Du Roure, Analectabiblion, Tome 1 (of 2)
“ Leur avarice à l'égard d'autrui, leur prodigalité pour elles, leurs tromperies, leurs caprices, leurs attachemens saugrenus, leurs penchans désordonnés, tous ces torts que la satire leur impute depuis le commencement du monde revivent sous sa plume pour lui fournir quantité de traits épigrammatiques, d'invectives véhémentes, de peintures vives et hardies, à la vérité très amusantes. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Œuvres complètes de J. J. Rousseau
“ Vous avez donné aux gens de lettres un exemple digne de vous, et qu’ils imiteront peut-être enfin quand ils connaîtront mieux leurs vrais intérêts. Si la satire et l’injure n’étaient pas aujourd’hui le ton favori de la critique, elle serait plus honorable à ceux qui l’exercent, et plus utile à ceux qui en sont l’objet. ”
Ferdinand Brunetière,
L’Érudition contemporaine et la littérature française au moyen âge
“ Il verra là dans quel fatras de « contradictions » et de « redites, » de « fantaisies désordonnées et confuses, » on peut noyer quelques détails originaux et quelques inventions presque heureuses. Ailleurs, dans le fabliau, c’est la satire non plus seulement irrespectueuse, mais, si je puis dire, déjà révolutionnaire, jetant le mépris et l’injure précisément sur tout ce que le vrai moyen âge avait cru, respecté, aimé, adoré. ”
“ Comme il l’avait écrit à sa mère, sa satire devait rester secrète un mois encore. S’il était bien reçu par ses illustres collègues, la satire restait inédite et le poëte inconnu. Dieu voulut qu’on fût injuste envers un jeune homme, envers un enfant, et même plus qu’injuste, cruel. ”
Frédéric Ancillon,
De l'esprit des constitutions politiques et de son influence sur la législation
(1850)
“ Les écrits satiriques, quand ils sont l'œuvre de l'humeur et de l'esprit, en supposant qu'ils n'aient qu'une apparence de vérité, blessent toujours. Il n'en est pas de la satire comme du blâme, quelque vifs qu'en soient les traits. ”
Charles Labitte, Revue des Deux Mondes
“ Voyez plutôt que de fois, dans notre littérature, la veine courante et nationale de la satire s’est glissée chez les érudits ; que de fois les plus malicieux génies ont fait perfidement flèche de l’érudition ! ”
Victor Hugo,
Les Quatre Vents de l’esprit
“ Voilà ce qu’aujourd’hui, comme aux vieux temps de Rome, La satire implacable et tendre doit à l’homme. Marquis ou médecins, une caste, un métier, Ce n’est plus là son champ ; il lui faut l’homme entier. ”
L. Guérin de Ladvèze, En cheveux blonds et en cheveux noirs (1857)
“ Et presser sur ton cœur, aux kiosques du Permesse, De Perse et de Boileau la céleste maîtresse ! La satire toujours prend l'homme et le saisit A l'âme, ou la pensée à son soleil fleurit; Lit ses écrits, froissant la page après la page ; S'arrête ou son œil voit flotter un pâle ombrage, Ou pointer le travers, et, de tout écrivain, Cherche l'acte coupable et le flagelle ! — Enfin Elle a toujours le front comme un juge sévère; Marche la jupe large et la démarche fière ”
“ Je n’ignore pas, non plus, puisque je l’ai dit assez souvent, que la satire est un sel salutaire ou une médecine amère, une sorte de tonique qui souvent a son bon office et plus d’efficace que les émollients et les solanées. ”
Louis Désiré Véron, Mémoires d’un bourgeois de Paris…
“ Pendant le dix-huitième siècle, blasé, oisif, la satire était presque un besoin pour la société. Quand on n’a rien à faire, on ne trouve rien de mieux que de médire du prochain. Depuis une trentaine d’années, notre société se préoccupe, au contraire, d’intérêts matériels, et s’est faite laborieuse. ”
Mariano José de Larra,
Le Pauvre Petit Causeur
“ Nous adoptons, par conséquent, volontiers toute la responsabilité que nous savons attachée à l’épithète de satirique, mise par nous dans notre en-tête ; seulement nous protestons que notre satire ne sera jamais personnelle, en même temps que nous considérons la satire des vices, des ridicules et des choses, comme utile, nécessaire, et par-dessus tout fort divertissante. ”
“ « Pour juger un homme, sache comment il se conduit avec autrui. — Il est bon aussi de se taire en présence des puissants. » Un pas de plus, et nous sortons tout à fait de la morale générale, pour retrouver la comédie, alimentée par les travers des hommes et moralisant par la satire : « Tu n’es point habile à parler, mais impuissant à te taire. — Tu n’es point humain, mais malade : tu donnes pour ton plaisir. » Voilà le bavard et le prodigue. Ici et dans quelques autres fragments, règne le ton modéré qu’adoptera la comédie nouvelle. ”
Ludovic Jully, Étude sur Boursault (1865)
“ Attaquer les vices dans tous les hommes, et faire des peintures de leurs mœurs qui donnent de l'horreur à ceux qui, en faisant réflexion sur leur vie, s'en trouvent convaincus, c'est ce qu'on appelle une satire. ”
Nicolas Boileau,
Oeuvres poétiques de Boileau-Despréaux…
(1839)
“ La satire, dit-on, est un métier funeste, Qui plaît à quelques gens, et choque tout le reste, La suite en est à craindre. En ce hardi métier La peur plus d'une fois fit repentir Régnier. Quittez ces vains plaisirs dont l'appât vous abuse : A de plus doux emplois occupez votre muse ; Et laissez à Feuillet réformer l'univers. Et sur quoi donc faut-il que s'exercent mes vers? Irai-je dans une ode, en phrases de Malherbe, Troubler dans ses roseaux le Danube superbe; Délivrer de Sion le peuple gémissant ”
