Résumé

Francis Girault Le Rideau levé sur la restauration de 1844… (1844)

Le comité royaliste s'était déclaré en permanence ; il se disposait à profiter des événemens, et cependant aucune nouvelle favorable ne lui était venue des quartiers-généraux ennemis. L'empereur de Russie, l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse n'avaient pas encore fait leur fameuse déclaration de ne plus vouloir ; traiter avec Napoléon; le nom de Louis XVIII, murmuré à leurs oreilles, n'avait pas obtenu le moindre accueil; on n'avait pas encore osé concevoir la pensée d'imposer à l'empereur d'Autriche le sacrifice d'une couronne possédée par sa fille et promise à son petit-fils.
Source : Gallica

Francis Girault Le Rideau levé sur la restauration de 1844… (1844)

M. le marquis de la Grange a déclaré, parlant à moi, à défaut de MM. les maire et adjoints, absens en ce moment, que les souverains alliés avaient reconnu S. M. Louis XVIII pour roi de France, en confirmation de quoi la première cocarde blanche m'a été présentée, avec une invitation de la faire prendre aux administrés.
Le sieur marquis de la Grange ajoutait de la manière la plus pressante, qu'il fallait se hâter de se réunir sous l'étendard du lys, au cri de : Vivent les Bourbons ! que c'était le seul moyen d'assurer la tranquillité dans Paris et de préserver la France de la guerre civile.
Source : Gallica

Francis Girault Le Rideau levé sur la restauration de 1844… (1844)

Un substantif malencontreux, gros de colères, substantif tout-à-fait inutile, inséré dans l'adresse au Roi, de 1844, par la vengeance effrontée de M. Guizot, a soulevé ce grand orage au sein de la Chambre : l'ouragan s'est fait dans les consciences et dans la voix des deux oppositions. Les députés royalistes, attaqués dans leur honneur devant le pays, ont fait retomber, en lames de plomb fondu, sur le coeur du ministre, tout le passé de félonie qu'on leur reprochait accidentellement pour le voyage de Londres.
Source : Gallica

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