Commissaire du roi

Définition et enjeux

Alphonse Bertrand Revue des Deux Mondes

Ils pouvaient d’autant mieux s’acquitter de cette tâche qu’ils intervenaient, à tout moment, dans toutes les circonstances où il y avait lieu de montrer que l’armée était bien celle du Roi, et que nulle autorité, nul pouvoir n’y pouvait exister en dehors de sa délégation souveraine. Lève-t-on des troupes, le commissaire leur fait aussitôt prêter le serment de bien et fidèlement servir Sa Majesté envers et contre tous. Un officier est-il nommé, c’est le commissaire qui « l’établit » et le présente à ses soldats.
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Portrait de Edmond About Edmond About La Grèce contemporaine

La surveillance de tout ce qui se passe dans le royaume étant inhérente au pouvoir suprême du roi, en qui réside la souveraineté de l’État, le devoir du commissaire royal est d’assister, sans voix délibérative, à toutes les séances du saint synode, de contre-signer toutes les copies des décisions et des actes synodiques relatifs à ses attributions soit intérieures soit extérieures. Toute décision prise ou tout acte du saint synode accompli en l’absence du commissaire du roi, ou ne portant pas son seing, est nul.
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Du Sénat et de la magistrature dans la démocratie française… (1879)

Celui-ci, qui portait le titre de commissaire du roi, était nommé par le pouvoir exécutif et dépendait du ministre de la justice. Cette dépendance était du reste illusoire ; car, aux termes du décret du 8 mai 1790, les commissaires du roi étaient institués à vie et ne pouvaient être révoqués que pour forfaiture. En réalité, c'était l'inamovibilité donnée au ministère public, tandis qu'elle était enlevée au juge, qui n'était élu que pour un temps assez court.
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