Alphonse Bertrand

Résumé

Alphonse Bertrand Revue des Deux Mondes

Il était, disait-il, réservé à Louis-Philippe de rendre à ce palais, — érigé, en 1661, pour l’apothéose d’un seul, consacré, en 1837, à la gloire de tous, — son antique splendeur... Versailles ne pouvait plus être le séjour d’un peuple de courtisans, ni l’Olympe d’un monarque. Mais devenir le rendez-vous de toutes les illustrations de la France, recueillir l’héritage de toutes ses gloires et, sans se dépouiller des souvenirs de sa grandeur passée, revêtir une grandeur nouvelle, toute nationale, c’était une destinée non moins belle, non moins auguste que la première.
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Alphonse Bertrand Revue des Deux Mondes

A la veille de la Révolution, avec laquelle finit, lors du pillage du palais Mancini et du meurtre de Basseville, assassiné dans le Corso par la populace, le 13 janvier 1793, la première période de l’histoire de l’Académie de France, l’influence de Rome était donc plus grande, plus puissante qu’elle ne l’avait été depuis Colbert et avant lui. Dans l’art antique, alors plus honoré, plus imité, plus admiré qu’il ne le fut jamais, l’art moderne pouvait saluer le précurseur auquel il devait sa transformation, sinon sa résurrection, après en avoir reçu la naissance et la vie.
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Alphonse Bertrand Revue des Deux Mondes

« Il y a à Versailles plus de statues que de citoyens dans une ville. »
C’était le Roi que célébraient à l’envi ces courtisans de marbre et de bronze, moins vivans mais plus durables que tous ceux qui, en chair et en os, s’agitaient alors dans ce séjour où leur laudative imagination se plaisait à voir
Ce que le soleil admire : Rome dans un palais, dans Paris un empire, Et tous les Césars dans un roi.
Dès qu’il eut décidé de faire de Versailles le siège de son omnipotence et d’y être tout, Louis XIV s’employa à la réalisation de son vaste projet avec une persistante ardeur.
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