Résumé

Émilien Cazes Le Château de Versailles et ses dépendances… (1910)

Louis XIV vit cette maison de merveilles, la noble géométrie du parc, les jets d'eau monter en grilles le long des pelouses ou se recourber en voûtes, les dryades, les faunes et les satyres danser un ballet. Il entendit la musique de Lulli et il applaudit Molière dans les Fâcheux. Quand il rentra au château, les étoiles d'un feu d'artifice versèrent sur son cortège une pluie d'or. Il mangea dans des assiettes d'or. On peut bien croire que tout en regardant, souriant, remerciant, il fit un retour sur lui-même et l'indigence où il vivait.
Source : Gallica

Émilien Cazes Le Château de Versailles et ses dépendances… (1910)

La reine Marie-Antoinette était dans tout l'éclat de sa jeunesse et de sa beauté. Dans le bal masqué donné en 1775, en l'honneur du mariage de Madame Clotilde, elle parut comme une déesse. « On ne pouvait avoir des yeux que pour la Reine, s'écrie Walpole; les Hébé et les Flore, les Hélène et les Grâces ne sont que des coureuses de rue à côté d'elle. Quand elle est debout ou assise,- c'est la statue de la beauté ; quand elle se meut, c'est la grâce en personne. »
Source : Gallica

Émilien Cazes Le Château de Versailles et ses dépendances… (1910)

Les jardins de Versailles sont, sans contredit, la merveille de Louis XIV. Plus encore que dans le Château, il y goûta « les joies de sa vie. Il y fut le créateur. Il y créa à l'encontre de Dieu1 ».
Tout porte ici l'empreinte de sa volonté, à commencer par ce miracle d'avoir transformé un lieu boisé, marécageux, sans sources ni rivières, en royaume enchanté des eaux. Non seulement l'ordonnance générale a été respectée, mais bassins et bosquets, marbres et bronzes, tout s'y trouve à la place marquée par le Grand Roi et ses collaborateurs immédiats, Le Brun, Le Nôtre et Mansart.
Source : Gallica

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