Mme du Barry

Définition et enjeux

Claude Saint-André La vie de Mme Du Barry (1909)

A sa droite est Mme Du Barry, en robe de satin blanc décolletée très bas, sous les colliers de perles, sa petite tête rejetée en arrière par ce geste de fierté qui n'enlevait rien au charme de sa douceur. Tout autour de la table sont assis grandes dames et cordons bleus: Richelieu, à la verve étourdissante, d'Aiguillon galant et réserve, Maupeou caustique, Chauvelin, aimable et doux, et parmi tant d'autres, le tout jeune vicomte Du Barry, qui ne voit dans l'essaim coquet des femmes que la favorite, sa tante toujours aimée.
Les laquais circulent avec peine dans la foule des curieux
Source : Gallica

Claude Saint-André La vie de Mme Du Barry (1909)

Mme Du Barry applaudissait cependant, ce qui n'empêcha pas le Roi, à la fin du spectacle, de venir dire à la comtesse d'Artois : « Ma fille, avez-vous bien bâillé P » Le bal paré fut éblouissant: la Cour était des plus nombreuses et des plus brillantes. « On n'a rien vu de plus beau », écrivait Mme Du Deffand à Walpole ; « Mme de Lauzun a eu le prix de la bonne grâce, de la parure et du menuet ; la vicomtesse Du Barry celui de la beauté et de la belle taille ; sa tante [la favorite] a beaucoup de partisans et la plupart des hommes la préfèrent à sa nièce3. »
Source : Gallica

Claude Saint-André La vie de Mme Du Barry (1909)

Elle trouve grâce devant la malignité du prince de Talleyrand, qui la met fort au-dessus de Mme de Pompadour pour le ton et la parole. Celle-ci, ditil, « différait en tous points de Mme du Barry, qui, moins bien élevée, était parvenue à avoir un langage asssez pur. Mme Du Barry avait les yeux moins grands, mais ils étaient plus spirituels ; son visage était bien fait et ses cheveux de la plus grande beauté ; elle aimait à parler, et elle avait attrapé l'art de conter assez gaiement. »
Source : Gallica

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