Henry Lapauze,
Revue des Deux Mondes
“ N’es-tu pas le but unique de nos pensées, de nos affections et ne te rendrais-tu pas toi-même coupable d’ingratitude, si tu paraissais ne nous compter pour rien dans ton bonheur ? » — « Pardon, maman, pardon, » s’écria la pauvre Emma, craignant d’avoir blessé le cœur de sa mère, « Dieu m’est témoin que je ne veux plus vivre que pour vous deux ; mais vous m’aviez permis de l’aimer, celui qui, maintenant, me dédaigne et me fuit. Le vide qu’il a laissé dans mon âme ne se remplira jamais. » — « Il faut tâcher de l’oublier, puisqu’il t’abandonne. » — « L’oublier ? impossible, maman. » ”
