Henry Lapauze

Henry Lapauze

Résumé

Portrait de Henry Lapauze Henry Lapauze Le Roman d'amour de M. Ingres (1910)

Déjà le charme de Rome opérait. Ingres commençait à en goûter la forte poésie et à en saisir, dans toute sa profondeur, la majesté austère. Une fugue vers Ostie l'enchanta positivement. II projetait d'y retourner aux beaux jours. Jusque-là, il lui fallait travailler dans son ermitage de San-Gaëtano, l'un des coins les plus délicieux de la Villa Médicis, qu'il devait à la bienveillance de son Directeur, le bon, l'honnête Suvée. Ainsi, peu à peu, Rome le prenait, Rome allait le tenir et le garder.
Source : Gallica

Portrait de Henry Lapauze Henry Lapauze Le Roman d'amour de M. Ingres (1910)

Elles sont tout à l'honneur de celui qui les traça dans la fièvre, dans la douleur et jusque dans l'angoisse. Elles ne peuvent diminuer aucune des personnalités en cause. Enfin, elles ont le mérite de montrer, en toute vérité, que celui qu'on a accusé de froideur fut un homme entre tous sensible, et que cet homme-la eut, à son heure, le cœur saignant.
Pour ce qui est de la jeune fille, dont il va être parlé, Mlle Forestier, elle ne redoutait pas que l'histoire de son amour - d'une pureté absolue - pour Ingres, vînt au public.
Source : Gallica

Portrait de Henry Lapauze Henry Lapauze Le Roman d'amour de M. Ingres (1910)

Au fond, cette levée de boucliers se légitimait par l'effroi où Ingres, avec ses cinq portraits, mit toute l'école de David et David lui-même, dont le critique du Pausanias français se faisait le porte-parole. Alors, on frappa
sans mesure, avec grossièreté chez les uns — les pédants — avec une féroce brutalité chez les autres — ceux qui étayaient leurs vives attaques de raisons, bonnes ou mauvaises.
Source : Gallica

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