André-Marie Ampère,
Correspondance du grand Ampère…
(1936-1943)
“ Je vais enfin me dédommager, ma bien-aimée, d'une journée toute de fatigue en te disant encore ce que tu sais si bien, que je t'aime, que je ne vis que pour t'aimer, heureux du seul bonheur que je trouve près de toi : à Lyon, en réalité, à Bourg, en espérance. La peine que je t'ai faite en partant, tes larmes qui me sont restées sur le cœur, et le délabrement de ta santé, voilà le tourment de ma vie. Ton absence cessera pour moi, ta santé reviendra, et je n'aurai plus qu'un événement à désirer, celui dont l'espoir a tout déterminé. Adieu, ma bonne Julie, dors bien cette nuit ”
