Résumé

P.-E. Gounelle, sa vie, ses travaux et sa correspondance (1870)

Ce n'est pas sans une douleur amère, sans de cruels déchirements, qu'un cœur aussi aimant que le sien pouvait se séparer d'une mère vénérée, d'une tendre compagne, d'un frère, d'enfants et de parents chéris. Pour lui qui avait vécu de la vie de famille, c'était une épreuve qu'on ne saurait mesurer, quand on n'a pas connu le prix de ces pures jouissances, de ces trésors d'affection qui sont la plus haute récompense que Dieu puisse nous accorder ici-bas. La soumission sans réserve de Gounelle à la volonté divine lui permit seule de supporter sans se plaindre un pareil sacrifice.
Source : Gallica

P.-E. Gounelle, sa vie, ses travaux et sa correspondance (1870)

MA CHÈRE MARIE, Je me joins à Léon pour te souhaiter une bonne fêle, c'est-à-dire bonne santé de l'âme et du corps, bonheur sur cette terre, bonheur dans l'autre; union sur cette terre, union dans l'autre, et enfin ce que je sais que tu désires, comme moi je le désirais, c'est-à-dire un petit enfant.
Prie bien le bon Dieu pour que l'accouchement de Camille soit heureux; c'est dans cinq ou six semaines que nous attendons le petit frère ou la petite soeur d'Emile, qui s'en fait grande fête, si c'est un garçon, mais qui l'acceptera tout de même quand ce serait une sœur.
Source : Gallica

P.-E. Gounelle, sa vie, ses travaux et sa correspondance (1870)

Tout le long du jour, tout le long des nuits, tu n'as cessé d'être sa préoccupation : qui pourrait dire combien de prières il a faites au Ciel pour toi ? Tes frères mêmes en un sens ne passaient qu'après loi dans son amour ; le premier aimé, tu as reçu pendant plus longtemps des témoignages de sa tendresse. Je l'ai entendu moi-même, au moment où Dieu lui envoyait la plus rude épreuve qui ait affligé sa vie, la mort de son petit Marc, déclarer - et c'était raisonnable — que, puisque tu étais élevé et déjà grand, il valait encore mieux que le Ciel lui eût pris le plus jeune, pauvre petit!
Source : Gallica

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