Bains publics

Définition et enjeux

Auguste Tessereau Cours d'hygiène (1855)

Où sont de nos jours les hommes qui trouveraient une distraction à leur douleur dans la construction plus ou moins élégante de bains publics et qui accepteraient comme une grande faveur l'entrée gratuite dans ces bains les jours de réjouissance publique? Il faut croire que les peuples avaient dans ce temps-là une plus grande prédilection pour le bain que de nos jours.
Source : Gallica

Al Bourgeois d Orvanne Lavoirs et bains publics gratuits et à prix réduits… (1854)

En Angleterre au contraire, à Londres par exemple, pour établir un point de comparaison, l'usage des bains était pour ainsi dire inconnu avant 1845, tant le prix d'un bain était élevé. Aussi la pensée dominante chez nos voisins, en créant des lavoirs et bains publics, a-t-elle été de les disposer autant pour les classes moyennes que pour les populations ouvrières. C'est ainsi qu'on s'est vu dans la nécessité de diviser chaque établissement en deux classes, payant des prix différents : cha que classe a son lavoir, ses baignoires, sa piscine.
Source : Gallica

Jules Arnould Nouveaux éléments d'hygiène (1881)

Il est clair que partout, y compris notre pays, en multipliant les bassins, en s'ingéniant à trouver pour eux un chauffage économique, on peut arriver à des institutions sanitaires d'une immense utilité. Les gens du peuple sentent fort bien la nécessité du bain ; il ne leur manque que le temps et l'argent. Arthur van Harlingen, de Philadelphie, avoue que le manque de bains pour la population ouvrière est la honte de la civilisation américaine.
A Boston et à New-York, les bains publics sont des baraques flottantes, amarrées le long des quais, sur une eau souillée par les déversoirs d'égouts
Source : Gallica

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