Résumé

Émile Bouvier L'exploitation collective des services publics… (1910)

Une industrie municipale aboutit toujours, au moins indirectement, à un monopole municipal, parce qu'elle s'exerce dans des conditions privilégiées, tant au moyen de capitaux considérables qu'avec le souci d'attirer les consommateurs par le bon marché, et ces conditions exceptionnelles ruinent progressivement les entreprises concurrentes (1) . Sans doute une commune ne peut pas par sa seule volonté s'attribuer un monopole de droit. Mais même sans monopole officiel, elle trouble la libre concurrence. Elle n'entre pas dans la lutte économique comme un particulier pourrait le faire.
Source : Gallica

Émile Bouvier L'exploitation collective des services publics… (1910)

En pratique, l'affermage administratif comporte des modalités qui le rapprochent de la régie intéressée et la distinction est souvent bien délicate à établir. Dans la réalité, les profits d'une entreprise peuvent être partagés entre la commune et la personne, individu ou société, chargée de l'exploitation, dans une mesure qui varie avec chaque espèce. Le nom de la combinaison importe peu : ce qu'il faut retenir, c'est l'idée de collaboration, d'intérêt commun à la bonne gestion, à la productivité et au rendement de l'entreprise, et de partage des bénéfices.
Source : Gallica

Émile Bouvier L'exploitation collective des services publics… (1910)

L'incompétence industrielle des communes, comme de tout corps collectif politique, le défaut d'aptitude à exercer les fonctions d'entrepreneur, de directeur de travaux, à passer des marchés commerciaux avantageux, à profiter d'heureuses occasions, voilà l'un des arguments classiques contre la municipalisation. Un incapable ne doit pas agir ; un être sans expérience et qui veut se mettre dans les affaires se ruine. Qu'il laisse donc les autres distribuer le gaz, l'eau, la force motrice, exploiter les tramways ou l'électricité, construire des maisons salubres et à bon marché.
Source : Gallica

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