Résumé

Victor Leydet Le syndicat de communes : thèse pour le doctorat en droit (1936)

Nous allons examiner rapidement les deux modes de concession précités, mais notons tout de suite que la situation juridique du Syndicat est différente dans l'un ou l'autre cas : dans le premier, qui représente le cas normal général, il s'agit à proprement parler d'une « concession syndicale » où la collectivité des communes est partie à l'acte en qualité de concédant —, dans le second, qui représente le cas exceptionnel, le Syndicat n'est pas partie à l'acte, il n'en est, pour ce qui concerne son territoire que le tiers bénéficiaire.
Source : Gallica

Victor Leydet Le syndicat de communes : thèse pour le doctorat en droit (1936)

Au vrai, la Commission syndicale ne peut être tenue pour une personne morale proprement dite, même mineure ; elle n'est qu'une ombre s'effaçant devant les personnalités qui la composent chaque fois que surgit un acte important.
Dans les actes d'administration courante, elle n'agit que par une sorte de mandat de gestion d'affaire. Mais ce sont les communes adhérentes qui demeurent en nom propriétaires des biens indivis — c'est contre elles solidairement, et non contre la Commission Syndicale, qu'une action judiciaire pourrait être intentée.
Source : Gallica

Victor Leydet Le syndicat de communes : thèse pour le doctorat en droit (1936)

Le Syndicat de collectivités qui se présente tout d'abord peut-être sous forme d'accord permanent entre deux ou plusieurs tribus, ne s'impose pas obligatoirement à l'esprit; on conçoit qu'il puisse ne pas être et l'on voit qu'il se rompt parfois.
Il comporte bien la personnalité parce que c'est une notion dont on ne peut s'échapper, et qui semble être d'ailleurs chez les primitifs, de par une fiction de gestion d'affaires pour le compte d'un Dieu, la justification du pouvoir, mais c'est ici une personnalité conférée, attribuée par analogie, une personnalité synthétique.
Source : Gallica

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