Résumé

Portrait de Maurice Block Maurice Block Les communes et la liberté : étude d'administration comparée (1876)

LE TERRITOIRE DE LA COMMUNE ET SA
POPULATION.
LE DROIT ÉLECTORAL.
Si l'espace le permettait, nous aurions entrepris la réfutation en règle, avec pièces à l'appui, de cette erreur que la commune a précédé l'État; nous nous bornerons à dire qu'une ville libre n'est pas une commune, mais un État. C'est seulement lorsque l'État cesse d'être une agglomération unique d'hommes que la commune naît, soit par suite de conquête, soit par suite de colonisation, et dans ces deux cas la commune prend une situation plus ou moins subordonnée envers l'État.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Block Maurice Block Les communes et la liberté : étude d'administration comparée (1876)

Si l'on veut, avec Tocqueville, Vivien et d'autres publicistes éminents, que la commune devienne une école d'esprit public, il faut multiplier ses attributions; mais le peut-on si le maire est ou peut devenir un instrument de l'opposition ? Plus on voudra élargir l'abîme entre le Gouvernement et le maire, moins on pourra concéder de pouvoir à ce dernier, moins aussi on pourra accorder d'attributions au conseil municipal. La politique a des conditions d'équilibre auxquelles personne ne peut se soustraire.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Block Maurice Block Les communes et la liberté : étude d'administration comparée (1876)

Cette liberté consiste-t-elle dans l'élection du maire, dans le nombre des conseillers municipaux, dans le vote plus ou moins indépendant des taxes locales, dans la multiplicité des attributions, dans l'absence de toute surveillance gouvernementale? L'autonomie complète, que des esprits extrêmes ont demandée avec tant de passion, nous verrons plus loin qu'elle n'existe nulle part; les communes n'ont partout que les libertés que le législateur trouve utile de leur accorder.
Source : Gallica

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