Résumé

Jean Tétreau Les régies municipales : législation… (1935)

La création des Régies municipales et leur extension a donc été considérée, au point de vue social, comme une nouvelle victoire du collectif contre l'individuel, de la communauté contre le particulier, de la propriété de tous contre la propriété d'un seul. Qu'il s'agisse d'un service de gaz ou d'électricité, d'un réseau ferroviaire
d'intérêt local, d'une entreprise de transports, d'une boucherie ou d'une boulangerie municipales, il est certain qu'il n'est pas possible de considérer ces entreprises comme autre chose qu'une, véritable propriété de la Commune.
Source : Gallica

Jean Tétreau Les régies municipales : législation… (1935)

L'Etat ne peut permettre à une municipalité de compromettre sa situation financière par une gestion imprudente et de dilapider le patrimoine communal, ce qui aurait pour conséquence de grever les habitants de charges pouvant se répercuter sur plusieurs générations. La ruine d'une Commune est un mal public qui, multiplié, deviendrait une calamité pour l'Etat. De même en ce qui concerne la police municipale, pourtant absolument propre à l'autorité locale, les Communes ne peuvent jouir d'une entière liberté.
Source : Gallica

Jean Tétreau Les régies municipales : législation… (1935)

Les juges administratifs se montrent de plus en plus inspirés du souci des réalités de l'heure. La création jurisprudentielle de la Haute Assemblée épouse davantage tous les jours la forme de la vie économique et sociale du pays. Battant en brêche les conceptions périmées des mornes jurisprudences peu adaptées aux besoins courants de l'existence, le Conseil d'Etat veut faire du droit vivant et ses initiatives à cet égard, tout
en demeurant empreintes de l'indispensable esprit de mesure, marquent néanmoins un progrès chaque jour grandissant.
Source : Gallica

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