Résumé

Philippe Comte Essai d'une théorie d'ensemble de la concession de service public… (1934)

Non : l'agencement contractuel du traité de concession n'est que l'envers de l'organisation réglementaire du Service; le concessionnaire n'a pas un droit contractuel à l'exploitation du Service, que l'autorité administrative peut reprendre en mains ou supprimer si l'intérêt général l'exige. Le concessionnaire peut réclamer seulement le respect des intérêts pécuniaires qui lui sont garantis par le contrat : aussi le juge devra-t-il, en prononçant la résiliation, lui allouer une indemnité « en tenant compte tant des stipulations du contrat que de toutes les circonstances de l'affaire ».
Source : Gallica

Philippe Comte Essai d'une théorie d'ensemble de la concession de service public… (1934)

Le service concédé reste un Service Public : la concession à un entrepreneur ne saurait le soustraire au droit de regard de l'autorité administrative. Le pouvoir de contrôle de l'Administration concédante sur la gestion du Service existe en dehors de toute disposition expresse de la loi, car il découle de la nature même du service concédé : « Un seul motif est suffisant : le concessionnaire exploite un Service Public, l'Administration ne peut se désintéresser de l'exploitation du Service concédé » 3.
Source : Gallica

Philippe Comte Essai d'une théorie d'ensemble de la concession de service public… (1934)

L'équilibre financier des services concédés, et c'est là la différence fondamentale, est à la charge du concessionnaire chargé de la gestion : le concessionnaire supporte le risque de l'entreprise.
C'est donc sur le terrain financier qu'il faut chercher la caractéristique essentielle de la concession de Service Public : c'est là que se révèle l'autonomie de l'exploitation, dont l'aléa retombe sur un industriel privé, à sa charge ou à son profit.
Source : Gallica

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