Préfet de police

Définition et enjeux

Vivien Revue des Deux Mondes

Au préfet de police, au contraire, les attributions les plus pénibles, toutes les mesures de rigueur, l’administration des prisons, l’arrestation des prévenus, le transfèrement des condamnés. En butte aux préventions haineuses d’une opinion aveugle et ignorante, pour qui la police est un ennemi et non un protecteur, il n’obtient jamais que des succès négatifs, oublié si le calme règne, attaqué, compromis, si quelque désordre éclate.
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Auguste Vivien Études administratives (1845)

Le préfet de police participe, par le droit de rendre des ordonnances, au rôle du législateur, par le droit de dénonciation aux fonctions du ministère public, par celui d'arrestation et de recherche aux fonctions des magistrats instructeurs. Tous ces pouvoirs sont absolument nécessaires ; il n'est peut-être aucun pays où la police n'en ait pas reçu de plus considérables. Cependant ils suffisent : il faut même reconnaître que, confiés à des mains imprudentes, ils pourraient favoriser des actes de violence.
Source : Gallica

Vivien Revue des Deux Mondes

Le préfet de police, sans qu’aucune de ses attributions ait disparu, en contact avec un pouvoir électif, se trouve relevé dans l’opinion par la solidarité qui les unit ensemble, car, si les conseils élus gênent et entravent parfois les fonctionnaires qu’ils contrôlent, ils les grandissent et les fortifient plus souvent par leur adhésion ; cette sanction populaire est surtout nécessaire à un magistrat chargé de la police : elle lui rend en considération plus qu’elle ne lui ôte en puissance.
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