Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey

Élements biographiques

Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey De la Compétence des juges de paix… (1827)

Proroger une juridiction, c'est l'étendre au-delà de ses bornes légales ; c'est autoriser un tribunal à statuer sur des affaires qui ne sont pas dans ses attributions.
Qu'après avoir déterminé la compétence d'un juge, la loi lui donne la faculté d'en franchir les limites dans certaines circonstances, cela se conçoit aisément; mais il n'est pas si facile de se prêter à l'idée que des particuliers, par le fait seul de leur volonté, puissent donner à des juges un droit qui ne peut émaner que de la puissance publique, et qu'ils n'ont pas eux-mêmes.
Source : Gallica

Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey Du pouvoir municipal et de la police intérieure des communes… (1840)

C'est ce qu'elle a fait en établissant dans chaque commune un corps municipal. Dans l'intention de la loi, les officiers municipaux sont donc les conseils et les protecteurs obligés de tous ceux qui, à raison de leur isolement et de leur indigence, sont dans l'impuissance de s'en procurer; et cette honorable mission range les municipalités dans la classe des garanties sociales.
C'est de même sous l'égide du pouvoir municipal que la loi place les intérêts généraux des communes, tels que la sûreté, la tranquillité des habitants, l'administration et la conservation du patrimoine commun.
Source : Gallica

Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey Du pouvoir municipal et de la police intérieure des communes… (1833)

Comme un tout n'est régulier qu'autant que les parties qui le composent sont dans une parfaite harmonie entré elles ; de même, un gouvernement n'est bien organisé que quand les pouvoirs qui concourent à son action sont analogues à sa nature, et dérivent de son principe.
Or, dans les gouvernements tout à-la-fois monarchiques, aristocratiques et démocratiques, le principe est que les intérêts particuliers; et les intérêts généraux doivent être également représentés. Dans ces sortes de gouvernements, chaque commune, comme la nation elle-même, a donc le droit d'avoir sa représentation.
Source : Gallica

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