Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey

Résumé

Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey Des pairs de France et de l'ancienne constitution françoise… (1816)

XV de la Charte, dont voici les termes : La puissance législative s'exerce collectivement par le roi, la chambre des pairs, et la chambre des députés des départements.
Cette disposition partage, comme l'on voit, la puissance législative en trois
branches, dont l'une est placée dans la chambre des pairs. Ainsi les pairs de France ne sont plus ces magistrats qui, réunis au parlement dont ils faisoient partie, n'avoient qu'une autorité secondaire et subordonnée, et n'influoient sur la législation que par de très humbles remontrances.
Source : Gallica

Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey Des pairs de France et de l'ancienne constitution françoise… (1816)

Ainsi le plus profond politique, le ministre le plus absolu qui jamais ait gouverné la France, l'homme qui a constamment professé par ses actions comme par ses discours que le pouvoir monarchique ne reçoit ni limitation, ni partage, a autorisé les remontrances des parlements par un édit formel, par l'édit le plus solennel et le plus profondément médité de ceux qui ont paru sous son administration ; et ces remontrances, il va jusqu'à les permettre sur les édits enregistrés en lit de justice; ce qui ne s'étoit pas encore pratiqué jusqu'alors.
Source : Gallica

Pierre-Paul-Nicolas Henrion de Pansey Des pairs de France et de l'ancienne constitution françoise… (1816)

Le parlement fut représenté au jeune roi comme un corps turbulent et séditieux, avide de pouvoir, et qui, sous le spécieux prétexte du bien public, cherchoit à s'arroger l'autorité qui ne pouvoit appartenir qu'au roi seul. Le jeune monarque, trompé par ces insinuations, fit défense aux princes et aux pairs de déférer à la convocation du parlement.
Source : Gallica

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