Résumé

Pierre Antoine Berryer Réplique de Me Berryer pour la famille de Montmorency contre M. Adalbert de Talleyrand-Périgord (1865)

C'est ce que vous ne ferez pas, Messieurs ; enfin à un autre point de vue, la transmission; du titre de duc de Montmorency serait pour M. de Périgord une addition de nom obtenue en dehors des formes prescrites par la loi, ce que vous ne devez pas tolérer.
Oui, c'est une addition de nom illégalement concédée, c'est même un changement de nom; à là manière dont M. de Périgord use déjà du décret, il substitue à son nom de famille le nom de duc de Montmorency.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer Réplique de Me Berryer pour la famille de Montmorency contre M. Adalbert de Talleyrand-Périgord (1865)

Ce droit ne lui est pas plus concédé par le décret qu'il n'a pu lui être transmis par Mme la duchesse de Vàlençay, sa mère. Merlin et tous les auteurs nous enseignent que les femmes ne transmettent à leurs enfants ni le nom, ni les armes de la famille dont elles sont issues.
Les armoiries ne sont pas une propriété moins inviolable et moins précieuse que le nom patronymique ; comme le nom et autant que le nom les armoiries sont le signe distinctif des familles nobles, c'est leur nom peint, gravé, sculpté aux yeux de tous, par des signes et emblèmes d'honneur.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer Réplique de Me Berryer pour la famille de Montmorency contre M. Adalbert de Talleyrand-Périgord (1865)

On vous l'a dit, le procès ne serait pas intenté s'il s'agissait de l'exécution d'une ordonnance !
Je ne sais pas s'il est habile à M. Adalbert de Périgord d'introduire ainsi dans le débat des pensées et des sentiments qui n'y doivent point prendre place, et de chercher à préoccuper vos esprits par des considérations qui ne peuvent cesser de vous être étrangères sans qu'il soit porté atteinte à la dignité et à l'indépendance de votre justice. Quoi ! c'est nous qui soutiendrions une lutte des passions contre le droit!
Source : Gallica

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