Duc de Morny

Définition et enjeux

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger,  Le duc de Morny, prince français (1925)

“ Toutefois, le duc de Morny menait une vie surhumaine. Il travaillait comme pas un homme d'État, comme pas un homme d'affaires, tout en surveillant sa tenue et goûtant à tout ce qui valait la peine d'être goûté. Il ne dormait presque pas, s'empoisonnait avec des drogues, consultait des médecins, avait toujours
froid, tremblait de fièvre souvent, de plus en plus souvent.
”
Source : Gallica

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger,  Le duc de Morny, prince français (1925)

“ Non, pourtant!... s'il ne perd point la tête, s'il sait se montrer à la fois tenace et délié, souple comme l'herbe et résistant comme l'acier, bref s'il porte en lui l'esprit d'un maître et le cœur d'un chef. Le duc de Morny se sentait cette âme-là. A aucun moment de sa vie, il ne pensa davantage en prince.
Était-il possible à un cerveau perspicace, était-il même très difficile de percevoir vers 1863 quelque fatigue, quelque malaise, quelque usure dans l'organisme de l'Empire ?
”
Source : Gallica

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger,  Le duc de Morny, prince français (1925)

“ Mais il était malade : fièvre, neurasthénie par suite de déboires et d'insuccès, ulcère chronique et artériosclérose.... Le duc de Morny eût peut-être guéri la France impériale. Qui sait si quelques soins d'hygiène politique n'eussent point suffi : rajeunissement des cadres, abandon pur et simple du Mexique, égoïsme sacré, repos diplomatique, séduction et conquête des jeunes esprits par un libéralisme souple, ingénieux, surveillé, encore plus hautement proclamé, et toutes les flatteries, toutes les caresses pour les intelligences et les talents. ”
Source : Gallica

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