Morny

Définition et enjeux

Portrait de Frédéric Loliée Frédéric Loliée Le duc de Morny et la société du Second Empire… (1909)

Ils pouvaient parler longtemps, décrier l'homme et rabaisser le vaudevilliste : Morny avait l'oreille absente de leurs discours. Il songeait au moyen le plus sûr et le moins éloigné de se rencontrer avec l'absent, qui le gênait, l'irritait, placé sur son chemin comme une épine inarracbable, et de s'expliquer ensemble, une fois pour toutes.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les confessions : souvenirs d'un demi-siècle… (1888-1891)

Quand venait Morny, il se mettait au piano et jouait à quatre mains avec la dame des airs de la reine Hortense. Il aimait à montrer son pied, un des plus finement taillés de la sculpture humaine. « Ce n'est pas mon frère qui vous montrera un pareil pied ! » disait-il avec une pointe de jalousie.
Quand venait Napoléon III, il ne manquait pas de dire — lui aussi avec une pointe de jalousie : « Oh! oh! ça sent la romance ici! » Et la comédienne, pour piquer l'Empereur au jeu : « Oui, quand vient Morny, nous partons toujours pour la Syrie. »
Morny savait la vie et le monde.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Loliée Frédéric Loliée Le duc de Morny et la société du Second Empire… (1909)

Yillemessant lui vanta les merveilles de la collection de Morny. Il les lui montrerait une à une, et tous ses sens en seraient ravis. Le rendez-vous fut pris pour le surlendemain. Naturellement, le maître de céans était du complot. Il fut exact à se promener dans sa galerie; il fut patient à attendre une heure et davantage « le monstre désiré », qui, ayant éventé le piège, était resté chez lui. Morny en eut longtemps l'âme ulcérée.
Ce désir toujours manqué restera l'une de ses préoccupations constantes; jusqu'à la fin de sa vie, jusque sur son lit de mort, il en aura l'esprit hanté.
Source : Gallica

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