Émile-Félix Fleury, Souvenirs du général Cte Fleury… (1897-1898)
“ Aucun général, dans les temps modernes, n'a plus grandement fini. Aucun n'a laissé après lui de renom plus chevaleresque et plus poétique que le moribond qui, pendant douze heures à cheval, dirige la bataille, domine la souffrance atroce du mal qui l'étreint et ne cède à la mort qui l'attend qu'après avoir écrit son bulletin de victoire ! La mort de Saint-Arnaud fut une perte immense pour l'Empereur et la France. Si, au 2 décembre, il avait été le principal instrument du coup d'État, tout faisait prévoir qu'à son retour de Crimée il fût devenu le plus ferme soutien de l'Empire. ”
